Les prix des eaux minérales ont connu des hausses variées ces derniers jours en Algérie jusqu’à atteindre 280 dinars le fardeau de six bouteilles de 1,5 litre. Des producteurs de cette boisson ont augmenté les prix en catimini en pleine canicule, sans informer les consommateurs.
Face aux critiques et aux rumeurs concernant le montant de la hausse, l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) a rompu le silence.
Dans un communiqué publié mardi, elle a apporté des précisions afin « d’informer objectivement les consommateurs sur la réalité des prix pratiqués au cours du mois d’août 2026 ».
« Contrairement aux informations diffusées, le prix départ usine d’une bouteille de 1,5 litre n’a enregistré qu’une légère augmentation moyenne de 2 DA TTC », a précisé d’emblée l’Apab qui compte dans ses rangs six producteurs d’eau minérale.
L’association ajoute que cette hausse résulte « exclusivement » de la « répercussion partielle » de la « forte hausse » des prix internationaux des principales matières premières importées entrant dans la fabrication des emballages de l’eau minérale.
Les matériaux d’emballage représentent, en moyenne, « 43 % dans la structure du prix de revient du produit, départ usine, et que depuis le mois de mars 2026, les principaux intrants ont connu des augmentations particulièrement importantes », a précisé l’Apab.
Eau minérale : forte augmentation du PET et du PEHD sur le marché mondial
Le PET qui est utilisé pour la fabrication des bouteilles et qui a enregistré une « hausse d’environ 45 %, son prix étant passé de 960 USD/tonne à 1.400 USD/tonne », alors que le PEHD qui sert à la fabrication des bouchons a connu une « augmentation d’environ 33 %, passant de 1.100 USD/tonne à 1 460 USD/tonne », a ajouté la même source.
Le PET et le PEHD sont des dérivés du pétrole, dont les prix ont flambé ces derniers mois en raison de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz. La hausse de l’or a donc provoqué une augmentation de ces deux produits et a impacté le marché algérien des eaux minérales.
L’Apab souligne que malgré ces « hausses substantielles des coûts de production », les producteurs d’eau minérale ont « volontairement limité » la répercussion sur les prix de vente afin de « préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, particulièrement durant la saison estivale, période de forte consommation ».
Poursuivant et afin d’éviter que les prix atteignent des sommets en plein été, durant lequel la consommation de l’eau augmente considérablement, l’APAB recommande à ce que le prix de vente au détail d’un pack de six bouteilles de 1,5 litre, « quelle que soit la marque commercialisée, se situe dans une fourchette comprise entre 240 DA et 250 DA TTC ».
Pour cette association, les prix pratiqués « au-delà de cette fourchette relèvent exclusivement des politiques commerciales des différents intermédiaires dans le circuit de distribution et de vente au détail, sur lesquels les producteurs n’exercent aucun contrôle ni pouvoir. »

